Mondial du Basket féminin 2026 : Les Maliennes et les Nigérianes font briller l’Afrique

Le Mali et le Nigeria représenteront l'Afrique au Mondial de basket féminin 2026. Une performance qui confirme le potentiel des joueuses africaines malgré un manque de moyens.

Cinq fois champion de l’Afrobasket, le Nigeria fait partie des équipes les plus prometteuses pour cette compétition

 

Ce mercredi 18 mars 2026 marque la fin des qualifications pour la Coupe du monde féminine de basket qui se déroulera à Berlin, en Allemagne, du 4 au 13 septembre. Parmi les quatre équipes africaines engagées, Nigeria, Mali, Sénégal et Soudan du Sud, seules deux ont décroché leur billet. On rappelle que lors de la dernière Coupe du monde, le continent n’avait qu’un seul représentant.
Mais derrière cette avancée, une question persiste : à quelles conditions les équipes africaines parviennent-elles à exister sur la scène mondiale ?

Une progression réelle

Cette édition 2026 marque un changement par rapport à celle de 2022.
Le nombre d’équipes est passé de 12 à 16, ce qui permet à davantage de nations de participer et rend le tournoi plus compétitif.
Les qualifications se sont déroulées dans quatre tournois de six équipes chacun, avec les quatre premières équipes de chaque tournoi qualifiées pour le Mondial.
Le Nigeria, déjà qualifié en tant que vainqueur continental de l’Afrobasket 2025, a terminé quatrième de sa poule avec deux victoires et trois défaites. La sélection nigériane s’est particulièrement distinguée face à la France, troisième au classement mondial FIBA, ne s’inclinant que de sept points. Une performance saluée par les experts et qui confirme la compétitivité des basketteuses nigérianes.
Comme l’a souligné la nigériane Pallas Daemi Kunaiyi-Akpanah, le Nigéria est entrain d’écrire l’histoire.
Le Mali, seul pays africain à avoir participé à la dernière Coupe du monde, a également validé sa qualification en terminant troisième de son groupe avec le même total de points que la République tchèque, quatrième, et devant le Brésil, cinquième.

Derrière les performances, des inégalités persistantes

Ces résultats confirment que les joueuses africaines conservent une présence solide sur la scène mondiale, malgré des infrastructures et financements encore limités. Dans de nombreuses fédérations africaines, les équipes féminines évoluent encore avec moins de moyens, moins de visibilité et moins de soutien institutionnel que leurs homologues masculins. Une remarque qu’on note aussi dans d’autres disciplines, notamment le football.

Une vitrine essentielle pour le sport féminin africain

Dans un contexte où le sport féminin africain lutte encore pour exister une qualification participer à la Coupe du monde représente bien plus qu’un simple exploit sportif. Elle constitue une vitrine essentielle pour attirer visibilité, sponsors et reconnaissance à la hauteur des performances.
Le basket féminin africain s’apprête à briller à Berlin, prouvant que, lorsqu’elles bénéficient des moyens et des opportunités nécessaires, les joueuses africaines peuvent rivaliser avec les meilleures nations du monde, tout en poursuivant leur progression et en inspirant la prochaine génération.

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