
Face à l'explosion des féminicides, le Honduras durcit sa législation. Les auteurs risquent désormais jusqu'à 60 ans de prison.
Féminicides : au Honduras, une nouvelle loi prévoit jusqu’à 60 ans de prison pour les meurtriers

Face à l’explosion des féminicides, le Honduras durcit sa législation. Les auteurs risquent désormais jusqu’à 60 ans de prison.
Le Parlement du Honduras a réformé lundi (08.06.2026) son Code pénal pour alourdir les peines liées au féminicide — jusqu’à 60 ans de prison selon les cas.
Le pays connait le taux le plus élevé de féminicides en Amérique latine. Selon les organisations féministes, 262 féminicides ont été enregistrés en 2025, tant dis que 116 femmes et filles ont été assassinées depuis le début de l’année 2026.
Et il ne s’agit là que des cas médiatisés dans ce pays d’Amérique centrale où une femme est tuée toutes les 22 heures en moyenne.
Jusqu’à présent, les peines pour féminicide variaient entre 25 et 30 ans de prison. Désormais, en présence de circonstances aggravantes, elles pourront être portées à 30 ou 40 ans, selon un communiqué du Parlement hondurien.
Dans les cas de violences basées sur le genre ou d’enlèvements ayant entraîné la mort de la victime, la peine maximale, soit 60 ans de prison, pourra être prononcée.
La loi prévoit également la création d’organes judiciaires, exclusivement composés de femmes, spécialisés dans la prévention des féminicides.
C’est précisément cette mesure qui retient l’attention des organisations féministes. Si elles saluent le durcissement des sanctions, elles rappellent que l’augmentation des peines ne suffit pas à elle seule à lutter contre les violences faites aux femmes. Il faudrait trouver des moyens de les empêcher tout simplement.
De nombreux cas de féminicides ne sont jamais signalés ou n’aboutissent pas devant les tribunaux. Résultat : dans la grande majorité des affaires, les auteurs échappent encore à toute sanction.









