
Le SOPK devient officiellement le SMOP — syndrome métabolique ovarien polyendocrinien.
SOPK : la maladie change de nom et devient le SMOP — ce que ça change pour les femmes

Le SOPK devient officiellement le SMOP — syndrome métabolique ovarien polyendocrinien.
Le SOPK change de nom. Après onze années de recherches et une étude mondiale impliquant 56 organisations et plus de 20 000 patient.e.s, le syndrome des ovaires polykystiques s’appelle désormais le SMOP — syndrome métabolique ovarien polyendocrinien. Les résultats ont été publiés le 12 mai 2026 dans la revue scientifique The Lancet. Un nom enfin plus juste, accueilli avec soulagement par des millions de femmes concernées. Ce que ça change concrètement.
Pourquoi le SOPK a-t-il changé de nom ?
Selon les chercheur.ses, l’ancien nom était “inexact”. Le terme « syndrome des ovaires polykystiques » réduisait une maladie hormonale et métabolique complexe à un seul organe — les ovaires — et à de prétendus « kystes » qui n’en sont pas réellement.
Résultat : des années de diagnostics incomplets, de symptômes ignorés, et de souffrances banalisées.
Le nouveau nom, SMOP, reconnaît la complexité de la maladie : ses dimensions métabolique, hormonale, ovarienne et polyendocrinienne. Les spécialistes estiment que cette nouvelle appellation permettra d’accélérer et d’améliorer le diagnostic.
Qu’est-ce que le SMOP
Le syndrome métabolique ovarien polyendocrinien est la principale cause d’infertilité féminine, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, qui a reconnu la maladie en 2010. Malgré sa prévalence, jusqu’à 70 % des femmes touchées ne sont toujours pas diagnostiquées dans le monde.
Symptômes rapportés par les personnes touchées
Les symptômes sont variables d’une personne à l’autre et peuvent évoluer dans le temps :
- Règles irrégulières, imprévisibles, absentes, ou au contraire abondantes et douloureuses
- Difficultés à concevoir ou infertilité
- Pilosité excessive sur le visage ou le corps
- Calvitie ou chevelure fine
- Acné ou peau sensible
Risques associés :
Les femmes atteintes de syndrome métabolique ovarien polyendocrinien ont un plus grand risque de développer :
- Diabète de type 2 et diabète gestationnel
- Hypertension artérielle
- Maladies cardiovasculaires
- Obésité, en particulier abdominale
- Hypercholestérolémie
- Apnée du sommeil
- Stéatose hépatique métabolique
- Hyperplasie ou cancer de l’endomètre
Ce que le nouveau nom change concrètement
Le passage du SOPK au SMOP n’est pas un simple toilettage terminologique. C’est une reconnaissance médicale de la complexité de la maladie. Le SMOP affecte aussi profondément la qualité de vie. Les femmes qui en sont atteintes souffrent plus fréquemment d’anxiété, de dépression et de troubles alimentaires, et peuvent développer une image négative de leur corps. Certains symptômes — infertilité, prise de poids, pilosité — sont encore source de stigmatisation dans de nombreux contextes.
Le SMOP intègre officiellement les dimensions métabolique, hormonale, dermatologique et psychologique que l’ancien nom occultait. Pour les femmes concernées, cela signifie une prise en charge potentiellement plus globale.
Le changement de nom ne résout pas tout. Mais il influence directement la façon dont la maladie est comprise, étudiée, enseignée et traitée. Les médecins disposent d’une période de transition jusqu’en 2028 pour adopter officiellement la nouvelle nomenclature.








