“La première marche des fiertés était une émeute.” : retour sur l’origine de la pride

Le soulèvement de 1969 à Stonewall Inn a été porté notamment par le courage de Marsha P. Johnson, femme noire trans.

“La première marche des fiertés était une émeute.” Avez-vous déjà entendu cette phrase ?

Dans la nuit du 27 au 28 juin 1969, la police new-yorkaise mène, comme à son habitude, une descente au Stonewall Inn, un bar de Greenwich Village fréquenté par une clientèle queer diverse. Ce soir-là, pour la première fois, les client.e.s refusent de se laisser faire. Ils et elles résistent et la tension dégénère en plusieurs jours d’émeutes. Ils et elles s’opposent aux arrestations arbitraires dans les bars, aux codes vestimentaires intolérants, et réclament plus de diversité, de liberté et de respect.

Deux noms restent à ce jour indissociables de cet épisode : Marsha P. Johnson, drag queen et activiste afro-américaine, et Sylvia Rivera, activiste trans latina. Toutes les deux sont devenues, dans les jours et les années qui ont suivi, des figures centrales du mouvement, fondant ensemble en 1970 l’organisation STAR (Street Transvestite Action Revolutionaries), dédiée à l’accueil des jeunes trans sans-abri.

Les émeutes de Stonewall ont marqué un tournant : elles ont galvanisé un mouvement déjà existant et donné naissance, un an plus tard, à la première marche commémorative : la Christopher Street Liberation Day, le 28 juin 1970 à New York. C’est cette marche qui est devenue, au fil des années, la “Gay Pride” que l’on connaît aujourd’hui, célébrée chaque année dans de nombreux pays du monde.

En Afrique, le chemin reste largement à parcourir. De plus en plus de pays du continent criminalisent les identités LGBTQ+. L’Afrique du Sud est à ce jour le seul pays du continent à organiser publiquement la marche des fiertés, réunissant parfois plusieurs milliers de participant.e.s.

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