
Les femmes représentent la majorité des cas confirmés d'Ebola en RDC et en Ouganda, selon ONU Femmes. (c) : Unicef / Mulala

Les femmes représentent la majorité des cas confirmés d’Ebola en RDC et en Ouganda, selon ONU Femmes. (c) : Unicef / Mulala
L’épidémie de maladie à virus Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo depuis le printemps 2026 continue de s’étendre, malgré la riposte -largement insuffusante- en place.
L’histoire qui se répète…
Selon ONU Femmes, qui se base sur des données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du 7 juin 2026, les femmes et les filles représentent 53,4% des cas d’Ebola confirmés en laboratoire, en RDC et en Ouganda, soit 244 cas sur les 457 recensés. Chez les adolescents, les filles représentent plus de 61%, soit 27 cas sur 37.
ONU Femmes souligne que cette réalité n’est pas nouvelle. Lors de l’épidémie de 2018-2019 en RDC, les femmes et les filles représentaient déjà environ deux tiers des cas signalés. L’agence remonte même jusqu’à la toute première épidémie connue d’Ebola, en 1976 en RDC, où les femmes comptaient pour 56% des personnes décédées.
Ce n’est pas parce que la maladie est plus mortelle pour les femmes. C’est simplement parce que les normes de la société patriacale les exposent davantage au virus. On t’en dit plus dans cet article.
L’heure est à l’action !
Pour inverser la tendance, l’agence onusienne appelle à un changement d’approche. Elle demande notamment un investissement renforcé dans des programmes de santé primaire qui répondent aux réalités des femmes et des filles, notamment l’accès à des équipements de protection individuelle et à du matériel de prévention. Il faudrait également garantir la formation et le renforcement du rôle des femmes dans la sensibilisation et la prévention communautaires — deux leviers jugés essentiels pour la détection précoce et une prise en charge sûre des malade.
Pour finir, ONU Femmes insiste sur la nécessité d’un financement durable et flexible des organisations dirigées par des femmes, déjà en première ligne et qui jouent un rôle déterminant dans la communication de crise, en garantissant que des informations fiables et vitales parviennent aux femmes et à leurs communautés, et en limitant la propagation de la désinformation.
Pour comprendre la maladie à virus Ebola et te protéger efficacement en tant que femme, voici cinq choses que tu dois absolument savoir.








